Je suis un enfant d’Ulysse

Objectifs pédagogiques du projet : découverte du milieu maritime, initiation aux manœuvres et apprentissage conduite voile (travail sur la coordination, la psychomotricité, l’équilibre, la mémorisation, la communication, le travail d’équipe, l’attention, l’appréciation des situations et de stratégie, l’autonomie, le repérage proche et lointain,  etc. ), développer l’estime de soi, la relation à l’autre, développer l’autonomie ( prise de responsabilités, perception sensorielle, latéralité, repérage proche et lointain), développer la relation à l’autre (coordination et solidarité, entrer en communication avec l’autre, accepter un travail dans un groupe), repères spatio-temporels, exploitation de l’expérience en amont par la maitrise de la langue française.

Projet piloté par Corinne Garcia-Léonetti
professeur au Lycée Professionnel Émile ZOLA à Aix-en-Provence
grâce au partenariat de la région PACA
et de Voile Impulsion
Atelier d’écriture dirigé par Thierry Brayer

Ont participé à ce projet et à l’écriture : Anaïs, Charlotte, Éva, Damien, Guiseppe, Morganne, Nicolas et Rémi.

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Je suis un enfant d’Ulysse

Je m’appelle Ulysse et je reviens de loin,
D’un temps où les bateaux n’étaient peuplés que de marins.
Je n’allais pas à droite, mais à tribord,
Je n’allais pas à gauche, mais à bâbord.
Je n’avais pas de chambre, mais une cabine,
Et dans mon carré, je mangeais thons et sardines.
Vraiment, que le monde était si beau
À travers la petite vitre de mon hublot.
J’ai navigué sur tant de mers
Bien plus grandes que l’étang de Berre !
À l’époque, je transportais des épices,
De la viande séchée, du rhum, du maïs.
J’explorais au hasard d’autres pays
Pour rapporter des trésors, des tissus, des habits.
Il y avait encore des îles désertes,
Je me laissais guider par ma girouette !
Aujourd’hui, il n’y en a plus une seule,
Toutes répertoriées par vos satellites et Google.
J’ai démarré plus d’un bateau
Sans jamais démâter,
J’ai vidé plus d’un tonneau
Sans jamais me saouler,
J’ai hissé la grand-voile et le foc.
J’ai ramé souvent, assis au fond de ma coque :
C’était, je vous l’ai dit, une autre époque !
Je m’appelle Ulysse et je suis fâché
De revoir ma mer si abîmée.
J’aimais entendre le chant des sirènes
Mais les voilà à présent qui crient leurs peines.
Elles voient flotter sachets plastiques et bouteilles
Dans la si belle rade de la cité de Marseille.
— Éole, souffle, souffle, pour laver mes océans !
— Sur l’échelle de Beaufort, fais-moi un fort coup de vent !
Je ne m’appelle pas Ulysse et je suis ici.
Je vogue vers le Frioul, vers le Vieux-Port, vers Carry.
Mon voilier m’emporte vers d’autres voyages
Au gré du vent, des courants et des nuages.
Les vagues en moutons et mes voiles gonflées
M’entraînent toujours vers l’étoile du Berger.

 

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